Test de Resident Evil : Degeneration : le jeu iPhone, Pocket Gamer
Inscription

Resident Evil : Degeneration

Zombies la mouche

Resident Evil : Degeneration
par Arnaud Catala
Les zombies sont à la mode ! N'étant plus humains, ils sont en effet un bon moyen d'exploser de la cervelle sans avoir à se préoccuper de la pauvre âme qu'on vient d'envoyer six pieds sous terre. Mais c’est surtout une excellente manière d'éviter d'avoir les associations de parents antiviolence sur le dos.

Depuis quelques années on les retrouve donc cuisinés à toutes les sauces, que ce soit au cinéma ou dans les jeux vidéo. Capcom en est justement un bon exemple car depuis la création de sa franchise Resident Evil en 1996, il a littéralement trusté nos écrans pour devenir une référence en matière d'horreur.

Leur dernier petit monstre, sorti de façon exclusive sur l'iPhone, est en fait l'adaptation d'un animé sorti fin 2008 au cinéma. Vous y incarnez Leon Kennedy (héros des deux précédents épisodes) qui va devoir remettre le couvert pour partir à la recherche de survivants dans un aéroport où le fameux virus zombifiant s'est répandu suite au crash d'un avion infecté. Rien ne dit qu'il provenait du Mexique, mais je ne suis pas dupe !

L'ambiance du jeu est à frémir pour peu que vous osiez jouer de nuit avec votre casque : la musique glauque à souhait et les bruitages sont réellement prenants. Les ennemis sont heureusement assez gentils (voire stupides) pour s'annoncer avec un délicieux cri rauque lorsque vous êtes à proximité d'eux. Méfiez vous toutefois des plus intelligents, ceux qui savent ouvrir les portes...

Si vous les descendez ils vous laisseront même un peu d'argent (Après tout il ne leur sera plus d'une grande utilité) et vous pourrez l'utiliser afin de vous soigner ou d'améliorer votre arsenal de guerre (fusils, grenades pistolets automatiques). Eh oui, même en temps de crise et de pandémie des marchands seront là pour s’occuper de votre argent. Vive le capitalisme !

Au niveau des contrôles, des icônes apparaissent sur la droite de l'écran. D'une simple pression vous déclenchez le mode déplacement, l'arme à feu activée ou votre couteau. En cas d'interaction possible, une nouvelle icône fait son apparition ramasser un objet, grimper à une échelle ou ouvrir une porte d'un grand coup de pied... Sur la gauche se situe le pad virtuel qui vous permet, selon le mode choisi, d'avancer ou de viser. Après une petite adaptation, ce dernier se révèle bien réactif, même si la peur aidant, la moiteur de vos mains peut se révéler votre pire ennemi !

Le gameplay devient encore plus intéressant lorsqu'on passe à l'action. Un mode visée laser s'active quand vous vous servez de votre arme, ce dernier se révèle très précis et comme les zombies ne sont pas très rapides vous pourrez tranquillement aligner les head shots dévastateurs. L'accéléromètre de l'iPhone est également utilisé de façon ingénieuse car en plus de vous permettre de recharger en le pivotant d'arrière en avant, il vous servira surtout à repousser les ennemis en le secouant vivement.

Vous accédez au menu par le biais de votre PDA situé en haut à gauche de l'écran, il se compose d'un mode carte qui vous permet de vous orienter facilement dans les dédales de l'aéroport en affichant le point où vous devez vous rendre, les pièces par lesquelles vous êtes passé ainsi que les portes que vous pouvez ou non ouvrir. Vous y trouverez également un inventaire et un journal. Bref, un super PDA !

La caméra, qui pose souvent problème dans les jeux de tir à la troisième personne, s'en tire honorablement. Certes, on se retrouve parfois gêné par un obstacle, mais en passant en mode visée vous pourrez regarder aux alentours et ainsi éviter de vous faire accoster à chaque détour de couloir par des adversaires aux mauvaises intentions.

Malgré sa taille réduite (moins de 10 Mo), le jeu présente une belle qualité graphique, les décors et les méchants sont bien modélisés. Les cinématiques ne sont pas de toute beauté mais prenez garde toutefois car dans certaines d'entre elles il vous sera demandé d'appuyer très vite sur un bouton afin d'éviter de vous faire trucider.

Contrairement aux jeux consoles, cet opus est quasi exclusivement ciblé sur l'action car les quelques énigmes qui émaillent la partie se résument à trouver un interrupteur en lisant les petites notes laissées par le personnel (ils auront au moins pensé à vous avant d'essayer de vous croquer un bras.)

Malheureusement, l'intrigue n'est pas très développée. Votre contact extérieur et les rencontres que vous ferez à l'intérieur sont finalement décevants et la sauce peine à prendre. Vous vous retrouverez alors à arpenter tel un zombie tous les coins et recoins de l'aéroport en passant du Duty Free au hall à bagages...

Malgré les trois niveaux de difficulté, celle-ci n'est pas extrêmement relevée. Quelques boss viennent relever l'intérêt mais ils n'offrent finalement pas une si grande résistance que ça, pour peu que vous soyez bien armé. Les 11 chapitres du jeu principal se terminent finalement en moins de trois heures. Vous débloquerez ensuite un mode mercenaire où vous devrez faire un carton en un temps limité dans un stage choisi au préalable.

Malgré le plaisir que l'on prend, on garde de ce jeu une impression d'inachevé. On aurait aimé y voir plus de complots et plus d'énigmes. Sa petite taille le handicape peut être à ce niveau face à des monstres de plus de 100 Mo de Gameloft. Il reste toutefois bien meilleur que Silent Hill sans atteindre l'excellence qui en aurait fait un jeu mémorable.

Test de Resident Evil : Degeneration (iPhone)

7
Médaille de bronze
Grâce à une réalisation graphique soignée et un gameplay innovant, Resident Evil : Degeneration se place dans les tous meilleurs jeux d'action/tir de l'iPhone. Gare à son intrigue assez mince et à la durée de vie limitée relativement courte.

Resident Evil: Degeneration

Couverture de Resident Evil: Degeneration Resident Evil: Degeneration
Support : iPhone
Etat du jeu : Disponible
Éditeur : Capcom
Sorti le : 24/04/2009
Prix : 4.49 € AppStore