BlackBerry Z10 : Nos premières impressions
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BlackBerry Z10 : Nos premières impressions

par La rédaction le 31/01/2013
BlackBerry Z10 : Nos premières impressions
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Après une conférence marquée par de nombreuses annonces et par l’arrivée d’une nouvelle version pour son OS mobile, BlackBerry nous a fait essayer le Z10. Disponible vendredi au Royaume-Uni, et à la mi-février en France chez Orange (et Sosh), SFR, Bouygues Telecom (et B&You), Virgin Mobile, ainsi que chez The Phone House pour un prix nu d’environ 580€, ce nouveau smartphone entièrement tactile est tombé entre nos mains afin que nous puissions vous donner nos premières impressions en attendant notre futur test. Le pari est risqué pour l’entreprise canadienne puisqu’avec BB10 et le Z10 (ainsi que le Q10), elle joue son avenir au sein des fabricants d’appareils mobiles.

RIM, devenu BlackBerry hier, tente aussi avec le nouvel OS de concilier professionnels et grand public. Pour autant, c’est vers le haut de gamme que se destine ce Z10, laissant le Q10 aux adolescents qui ont chéri les précédents modèles avec claviers.

Un changement de direction

Ce qui marque le plus à l’allumage, et à la configuration du mobile, c’est sans aucun doute le fait que l’on est plus obligé de payer pour les « BlackBerry Internet Service », ce système permettant de chiffrer et sécuriser du même coup les services utilisant de la DATA. Cette option était très souvent facturée en plus par les opérateurs du monde entier entre 1 et 5€. Compatible 4G, l’abonnement pour l’avoir à un bon prix pourrait toutefois s’avérer onéreux en France. Côté spécificité, on en a déjà beaucoup dit dans notre focus d’hier, mais le Z10 est composé d’un processeur dual-core Qualcomm S4 cadencé à 1,5GHz, d’un écran 4,2 pouces à la résolution HD, de 2Go de mémoire vive, et d’une puce NFC. Pour débuter votre expérience au sein de l’OS, il vous suffit de vous logger avec vos identifiants BlackBerry ID, ou de vous en créer un gratuitement.

Ensuite, BlackBerry 10 vous invite à ajouter vos mails, ainsi que vos comptes LinkedIn, Facebook et Twitter pour qu’il soit rassemblé autour d’un environnement unifié appelé « BlackBerry HUB », semblable à ce qui e fait sur Windows Phone.

Tactile avant tout

Cependant, contrairement à Windows Phone, il est plus facile d’accéder à ce HUB grâce à des gestes tactiles qui contrôleront tous les aspects du téléphone. On notera également que les applications peuvent être réduites au minium pour n’afficher que les informations les plus essentielles. Si l’on tire le haut de l’écran vers le bas, ce n’est pas une zone de menus qui s’affiche comme sur Android, mais des options concernant l’application en cours d’exécution. Entièrement tactile, le Z10 n’a pas de boutons d’accueil, de recherche ou de retour en arrière. Les gestes tactiles sont en effet la clef de ce nouvel OS, ils sont très faciles à apprendre, et étrangement intuitifs. On trouve ce qu’il faut faire pour accéder à pas mal de choses très rapidement. Seul un bouton d’alimentation est présent sur le mobile, et il permet de verrouiller ou déverrouiller l’appareil rapidement.

Un apprentissage rapide, mais qui étonne tout de même. Les réfractaires aux changements auront cependant du mal à s’intégrer dans cet écosystème d’un nouveau genre. Pas facile de dire adieu à un simple bouton d’accueil. Un mot sur le clavier tactile disponible en plusieurs langues. Dès que vous commencez à écrire, le dictionnaire intégré détecte le langage utilisé et vous propose des mots de sorte que vous n’ayez pas à utiliser constamment les touches, et que vous envoyiez un message plus rapidement. Durant la frappe, tout est pensé pour vous faciliter la vie. Il faut voir si à la longue, celui s’avère réellement efficace, mais les gestes tactiles viennent encore une fois vous aider. Un balayage vers la gauche permet de supprimer un mot, un geste vers le haut permet d’insérer un mot après avoir feuilleté une liste de suggestions, tandis qu’un glissement vers le bas vous donnera droit aux chiffres et aux caractères spéciaux. Encore une fois, cela demande de l’entrainement, mais selon BlackBerry, ce nouveau clavier offre plus de rapidité à son utilisateur.

Rassurer les habitués

Grâce à ce nouveau clavier tactile, le constructeur espère aussi satisfaire les utilisateurs de BlackBerry traditionnels. On retrouve d’ailleurs plusieurs fonctionnalités déjà existantes dans les précédentes versions de l’OS,  dont « BlackBerry Protect », qui permet de sauvegarder ses données sur le nuage tout en lui assurant une sécurité en cas de vol ou de perte puisque vous pouvez le suivre et le bloquer à distance. Ce qui est intéressant de constater, c’est que l’on est face à une interface qui ne ressemble à aucune autre, pas même aux anciens BlackBerry, mais qui dispose pourtant des options historiques… le bazar en moins. C’était l’un des principaux problèmes de l’OS, désormais, on est face à quelque chose de plus sexy.

De la HD à tous les niveaux

Non, le Z10 ne dispose pas d’un écran Retina. La résolution de l’écran 4,2 pouces atteint ici 1280x768px. Grâce au port micro-HDMI sur le côté, il est possible de porter ce que l’on voit sur son téléphone sur un écran HD. Gameloft nous a ainsi confié qu’il n’était pas impossible qu’une manette Bluetooth compatible BlackBerry arrive sur le marché dans les prochains mois. On saluera également l’apparition d’un partage d’écran très efficace qui permet de faire profiter à un autre utilisateur d’un Z10 de ce que l’on a sur notre écran. Une fonctionnalité intéressante, qui se rajoute à la visiophonie apportée avec Skype et la nouvelle version de BBM.

Pour ce qui est des autres caractéristiques, on retiendra « Time Shift », qui se pose en concurrent au PureView de Nokia. Sans être aussi bon, et aussi technique que la technologie du constructeur finlandais, ce service permet de prendre une rafale de photos et de choisir la meilleure disponible. Mais cela va plus loin, puisque si vous n’êtes pas satisfait du visage sur la photo que vous venez de choisir, grâce à « Time Shift », vous pouvez « copier/coller » le visage pour obtenir un cliché parfait. En plus de cela, l’éditeur d’images proposé d’application un certain nombre d’effets avec un simple glisser/déposer. Pour terminer sur cette partie, on notera la présence d’une application appelée Story Maker. Celle-ci propose un fonctionnement similaire à iMovie puisque vous pouvez créer une séquence vidéo rapidement en combinant des images fixes et animées sur un morceau de musique.

Un gros potentiel pour les jeux

Le plus important aujourd’hui reste bien évidemment le jeu. Et si certains s’en cassent encore les dents (Windows Phone, au hasard), BlackBerry propose dès le lancement de son nouvel OS un total de 70 000 applications sur son BlackBerry World. Il y a de tout, la plupart étant issues des charts de la concurrence. C’est donc tout naturellement que l’on retrouve le catalogue de Gameloft, ou encore celui de Sega et de Rovio. Outre la possibilité de jouer sur un écran de télé (on le voit sur les photos avec N.O.V.A. 3, ndr), la société canadienne sait bien que son avenir se jouera sur ce genre de choses. On salue donc l’initiative et un catalogue proposant beaucoup de hits et plus de 1000 applications spécialement développées pour BlackBerry 10.

Le BlackBerry World dispose en plus d’applications, de films et de musiques, à l’instar de Google Play ou d’iTunes. Le processus de recherche, de téléchargement et d’installation est d’une facilité déconcertante et apporte une réelle différence par rapport aux versions précédentes du système d’exploitation. Il y a également un choix très important qui ne peut que plaire à ses futurs utilisateurs.

BlackBerry peut-il réussir et remporter son pari ?

Mais dupliquer ce qui se fait ailleurs est une chose, réussir à faire basculer une base d’utilisateurs parfois très fidèle en est une autre. Il va falloir prouver que BlackBerry 10 n’est pas qu’une simple copie de hits iOS et Android et pourquoi pas proposer des exclusivités, même temporaires, quitte à mettre la main au porte-monnaie. Mais pour connaitre l’issue de cette véritable aventure pour BlackBerry/RIM, il va falloir attendre encore un peu. Reste qu’en l’état, il aurait été difficile pour le constructeur canadien de faire quelque chose de plus positif en terme d’annonces et de premières impressions.

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